Cohérence des rêves

Rien ne m’agace plus que l’incohérence de certains
qui rêvent d’être riches
ou qui, seuls sous leurs draps, rêvent d’avoir le courage d’aborder leur voisine de palier.

A ceux là je dis que lorsque le rêve est possible et réalisable, la déception véritable est elle aussi possible.
A ceux là, je dis que cela n’est pas la fonction du rêve.

Aimez les paysages impossibles,
les déserts où vous n’irez jamais,
les gloires historiques des siècles passés
si c’est la gloire qui vous convient,

reposez-vous,
vivez enfin en rêvant sans contrainte ce qui n’existe pas,
et éventuellement, réveillez-vous en imaginant ce qui peut exister pour le réaliser,
mais cela c’est du travail, ça consomme des ressources, ça crée souvent de l’esclavage ou pire.

Ainsi, ce carrefour, en bas de chez moi,
où la foule active passe sans que rien n’existe vraiment,
foule ne montrant que l’aspect fluctuant d’une foule, d’hier et de demain,
ce carrefour, je le rêve et le vois vide d’animation et rempli des couleurs que j’aime,
des couleurs du Sud.

Tiens ! Cela me rappelle Collioure
où je n’avais rien à faire
et où la journée était tellement belle
que je n’avais même plus la force de rêver.

Certains sont plus actifs :
Tirer dans la foule, repeindre les maisons …

Collioure au petit matin

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